Présentation du DVD  :

DVD Rom #16  interactif 20€ ISBN 978.2.916382.16.6
Coédition avec la revue incidences "le dernier travail"



Philippe Boisnard : le code à bras le corps

Prolongeant les pratiques des poésies visuelles, sonores ou performatives, c'est très logiquement que Philippe Boisnard en est venu, depuis longtemps déjà, à des travaux relevant du multimedia en général, de la vidéo et du numérique en particulier. Pour point  focal: le code, le travail du, sur, et avec, le code. Constatons d'abord qu'il fait partie des (rares) poètes contemporains qui, s'étant lancés coûte que coûte dans l'aventure numérique, sont aujourd'hui à hauteur d'en maîtriser les outils, programmation comprise. Mais il y a plus : que l'analyse des codes fait partie de ses préoccupations constantes, obsessionnelles voire. Journaux, télé, web, montrer dans tout ce qui s'y voit et s'y impose quelles procédures de formatage sont à l'oeuvre jusqu'à saturation, tel est l'objectif. La matière dont se nourrit la création de Philippe Boisnard est la mediasphère où nous baignons tous, jusqu'à la noyade, et dont il entend, lui, exhiber poétiquement la machinerie.  Poétiquement : non  par une simple analyse théorique, mais par la re-mise en jeu des dites procédures , détournées quant à leur finalité, déconstruites  et arrachées à leurs coulisses.Ici, on montre bien plus qu'on ne démontre. On montre en reproduisant. En répétant. En sur-saturant ce qui sature. Retour critique à l'envoyeur... Ainsi Philippe Boisnard dans son parcours a-t-il pu conjoindre comme thèmes et formes, autant la Spam-Poetry, la guerre en Irak, ou plus "banalement" les petites annonces et les sites de rencontre qui fleurissent en ligne. D'où également certains des effets stylistiques récurrents dans ses travaux: les virtuoses constructions d'espaces tridimensionels, les écrans givrés par le ruissellement des nombres, des formules, des codes, des signes, autant de symptomes à marquer que nous  errons dans l'univers de la synthèse simulacrale, des clones, de la biogénétique et des manipulations les plus contemporaines...  A  l'horizon, comme question elle aussi récurrente, celle de la présence et du corps, - Soit: du devenir incertain de que l'on appelait jadis "sujet", et d'une "vie" que l'on persiste à dire "réelle". On peut rire des "petites annonces". En oubliant le reste : que c'est l'image qu'il interroge autant quelle le hante, de toute sa minceur réversible, de tout son poids tissé et métissé, de son ambiguité réfractaires à nos oppositions pataudes, vrai/faux, réel/virtuel. Mais non mais non, Philippe Boisnard n'est pas un ironiste.
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Philippe CASTELLIN
AKENATON/DOC(K)S

Lien vers le site de Philippe BOISNARD

Il aura fallu plus de deux ans pour que je concrétise ce DVD. J’avais réalisé une première version de [Petites annonces] fin 2006, épuisé rapidement lors de sa diffusion, où il n’y avait que 8 vidéos. Le projet a pris beaucoup plus d’ampleur, puisque dans ce DVD ce sont 17 vidéos qui sont présentes, sans compter les vidéos de transition. C’est grâce aux encouragements de Giney Ayme que cela a vu le jour.
Le DVD [petites annonces] se donne comme une dimension exploratoire, où le spectateur entre peu à peu dans les multiples plis qui sont constitués. L’ensemble interroge les codes par lesquels nous nous constituons en tant que sujet. Interroge aussi bien quant à la formation, leur esthétique et leur diffusion, que quant à ce qu’ils cachent, voilent, effacent. Les dimensions mises en évidence sont aussi bien les petites annonces des journaux gratuits, que les annonces de rencontre, que la publicité ou bien encore les effets d’annonce politique. Loin du simple détournement, ce qui travaille l’ensemble, est davantage de présenter des typologies générales des fonctionnements médiatiques. Cela suppose, comme l’exprime parfaitement Philippe Castellin dans sa présentation du DVD, un travail sur la décodifcation/démystification, mais aussi sur la saturation. Ici la saturation du message (aussi bien quant au sens qu’au niveau esthétique, n’est d’aucune manière recherchée dans une logique de détournement, de déplacement, mais bien au contraire, elle vise à montrer la radicalité de ce qui est transmis par les codes des publicités ou des annonces. L’hyperbole que j’utilise souvent (par exemple : la vente d’enfants, les stages intensifs pour devenir joystick, etc) sont des mises en lumière de la logique générale des processus publicitaires. Rien est détourné, tout est hyper-accentué dans les [petits annonces].. Philippe BOISANARD


“ J e  r o u g i s ”
DVD # 15 en Coédition avec la revue incidences "le dernier travail"
Textes, voix, conques et berçantes : Julien BLAINE
Contrebasse : Richard LEANDRE
Réalisation Giney AYME : (image-son-montage et mastering)
DVD vidéo Pal. Durée  40'
20 €  (+3€ de port) 40€ (institutions)
A commander directement à Incidences : 06 20 03 21 09
ou achat en ligne sur REZOLIBRE.COM


Remerciements : Musée Grodet Labadié (2004) Marseille

"Le son c’est avant tout sa contrebasse, suivi,
précédé, “accompagné” de la voix, celle de
la gorge, du palais et de la langue mais aussi
celle du corps complet (gestes compris) et
encore celle des conques ou celle de la
berçante..."


ISBN 978-2-916382-15-3
ISSN 1950-7690




(TROP) COURT EXTRAIT (1') DU DVD #15 "Je rougis" :
  "La langue n'a pas d'os". Julien BLAINE.





"Les unités perdues" de Henri LEFEBVRE.  DVD #12
Coédition avec la revu incidences "le dernier travail"
Henri Lefebvre : réalisation
David Christoffel : voix
Frédéric Dumond : image et montage
avec la participation de Johan Tamer-Morael
Edition limitée
Texte publié aux Ed. VIRGILE (2004)

En partenariat avec l'ENSCI Les ateliers.Paris
EXTENSIONS - Dynamiques d'écritures
(proposé par Frédéric DUMOND)

à commander à incidences : 20€
06 20 03 21 09 - 1 Rue ST Mathieu 13002 MArseille
revue.incidences


4 ème de couverture de la jaquette :

Les oeuvres d'art fonctionnent à la perte, toute une économie de la perte les traverse. Elles s'inscrivent dans la durée, mais avant qu'elles soient des objets autonomes, il y a le processus de leur fabrication, et leur vie d'objet soumis aux intempéries, au feu, comme aux passions – et en fin de compte, au ratage, à l'oubli, à l'inachèvement. Les unités perdues font corps précisément par cela qu'elles ne sont plus, lumière en même temps que brûlure. Rien n'a de valeur hors de la perte, qui est aussi ouverture à la virtualité. Voilà la force du projet, extensif, de Henri Lefebvre, d'abord publié en feuilleton dans la revue IF puis aux éditions Virgile en 2004, avant un Atelier de Création Radiophonique en 2006. Henri Lefebvre en offre aujourd'hui l'intensité transposée, avec la complicité de Frédéric Dumond. La voix de David Christoffel réactualise cette litanie des manques, dans l'incomplétude qui redit sans cesse la parole vole, les écrits brûlent - et c'est ainsi que nous passons.
Guillaume Fayard



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